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Injures homophobes : 1.500 euros d'amende requis contre Evra
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Publié 15/12/2022 à 13:52 GMT+1
Ce jeudi, le tribunal de police de Paris a requis une amende de 1500 euros, dont 300 avec sursis, contre Patrice Evra, jugé pour injure homophobe pour des propos visant le PSG datant de 2019. L'ancien arrière monégasque avait émis ces propos lors du 8e de finale retour de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Manchester United (1-3).
Patrice Evra, Francia, Getty Images
Crédit: Getty Images
Une amende de 1.500 euros, dont 300 euros avec sursis, a été requise jeudi par le tribunal de police de Paris contre Patrice Evra, jugé pour injure homophobe pour des propos visant le PSG datant de 2019. L'ex-Marseillais, qui réside actuellement à Dubaï selon son avocat, n'était pas présent à l'audience.
Les associations Mousse et Stop Homophobie, soutenues par le collectif anti-homophobie Rouge Direct, avaient déposé plainte pour "injure publique envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle". Mais le juge d'instruction avait requalifié les faits en "injure non publique" et renvoyé l'affaire devant le tribunal de police, estimant que l'ex-footballeur s'était "exprimé dans un cadre privé pour la réalisation d'une vidéo qui a ensuite été publiée sur Snapchat à son insu".
A l'audience, l'avocat de Patrice Evra, Jérôme Boursican, a estimé qu'il n'avait pas "voulu porter atteinte à la communauté homosexuelle". "Ce qu'il vise, c'est le PSG", a-t-il assuré, rappelant que l'ex-Mancunien avait publié une vidéo d'excuses le lendemain de sa diffusion. Si les mots choisis sont "inacceptables", "c'est quelqu'un qui a été élevé dans les quartiers, qui parle comme ça", a fait valoir Me Boursican.
Certes, Patrice Evra s'adressait à "un club adversaire", mais il "connaît la signification de cette injure, il sait qu'elle renvoie à une orientation sexuelle et même si elle n'avait pas pour objet manifeste de blesser un groupe de personnes se reconnaissant dans cette orientation sexuelle", il utilise le terme de façon "stigmatisante et dénigrante", a répliqué la procureure du tribunal de police.
"C'est la responsabilité de Patrice Evra, personnalité médiatique, suivie par de nombreux jeunes... de tenir un discours citoyen et respectueux de tous. Il est temps que les propos changent de ce point de vue", a-t-elle ajouté. L'avocat des associations, Etienne Deshoulières, a rappelé que la vidéo, toujours en ligne, avait été vue par près d'un millon de personnes. La décision sera rendue le 9 février.
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